Dominique Meeùs, Artiste Social

Né le 21 septembre 1953.

On ne va pas s’appesantir sur son parcours scolaire, celui-ci n’ayant laissé de bons souvenirs à personne, et certainement pas à lui-même.

Son cursus artistique, par contre, mérite un peu plus d’attention, puisqu’il a fait le malheur et poussé à la dépression pas moins de six professeurs : Antoinette Houyoux et Jacques Nannan, de l’atelier dessin publicitaire et illustration de l’Académie Constantin Meunier d’Etterbeek, Jacques Talmar de l’atelier sculpture de l’Académie de Saint Josse, et Jo Deblieck, Alexander Ketele et Carla Vervoort de l’atelier sculpture de l’académie néerlandophone d’Anderlecht.

La reconnaissance qu’il leur témoigne est d’autant plus grande qu’il s’est rendu compte que ces grandes âmes ne lui gardaient aucune rancœur.

Il a remporté de nombreux prix, auxquels il a attaché une telle importance qu’il en a oublié et les dates, et les titres.

Il a exposé aussi en de nombreux endroits, tant en Belgique qu’à l’étranger et tant en groupe qu’individuellement, mais il serait fastidieux d’énumérer ici tous ces lieux et dates, et puis il n’est pas certain que, brouillon comme il est, il en ait tenu le compte.

Il se présente toujours fièrement lui-même comme étant ‘‘Artiste Social’’. Ne lui demandez surtout pas ce qu’il entend par là : il se lancerait aussitôt dans une explication interminable et absolument sans intérêt !

Les avis sur Dominique Meeùs, Artiste Social, sont particulièrement partagés : tandis que nombreux sont ceux qui vous soutiendront qu’il n’est qu’un paresseux incurable, amusant certes mais aux blagues lourdes et superficielles, d’autres affirmeront au contraire que c’est un travailleur fécond, doublé d’un poète à l’humour fin et subtil. Lui-même serait plutôt d’accord avec cette deuxième affirmation, quoiqu’il ne soit pas prêt à se fatiguer beaucoup pour la défendre.

Il a commencé sa ‘‘carrière’’ comme dessinateur, mais il s’est finalement rendu compte qu’être limité à deux dimensions avait un côté frustrant et qu’il avait besoin d’espace. Il s’est donc lancé dans la sculpture, avec bonheur et enthousiasme. C’est du moins comme cela qu’il présente les choses. Les mauvaises langues vous diront plutôt qu’il trouvait trop fatigant de noircir des feuilles à la plume et que, finalement, ça allait plus vite et que c’était moins dur de souder ensemble des vieux outils et des vieilles ferrailles.

Ses principales sources d’inspiration sont animalières. Le mêmes mauvaises langues vous diront que c’est bien normal, puisqu’il est bête lui même et qu’au moins, si ce n’est pas ressemblant, le modèle ne se plaindra pas, mais il rejettera d’un sourire méprisant ces viles calomnies et vous démontrera, toujours sans effort, que le monde animal est tellement varié qu’il ne peut qu’exciter son imagination féconde, tandis que les humains, c’est finalement toujours pareil : le nez au milieu de la figure et une arme dans la main.

Il vous dira aussi que ce qu’on raconte est plus important que le support utilisé ou la manière de raconter : il ne se considère donc pas vraiment comme un dessinateur ou comme un sculpteur, mais surtout et avant tout comme un raconteur d’histoires. C’est sur ce point que ses détracteurs sont d’ailleurs entièrement d’accord avec lui : vu la manière dont il ‘‘travaille’’, disent-ils, on ne peut effectivement pas le considérer comme un dessinateur, ni comme un sculpteur. Par contre, pour ce qui est de raconter des histoires…

Mais lui, à nouveau, de se contenter de sourire finement.

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